top of page
Rechercher

Et si ce n'était pas la vie qui nous fatiguait, mais notre souhait de la forcer?

Chère lectrice, cher lecteur,

En ce moment, je travaille sur mes résistances, mes blessures dans le cadre de la formation Rese7 de François Lemay. Cette introspection brasse pas mal de choses et je me suis rendue compte que certains épisodes de ma vie ont été particulièrement stressants et fatigants car je n'ai pas réagi de la bonne façon (si je puis dire car y a-t'il une bonne façon?).

Et toi, connais-tu cette sensation de devoir lutter contre la vie? De t'épuiser à vouloir aller dans un sens alors que tout est fait pour que tu n'y ailles pas ou plus?



En travaillant sur mes blessures, j'ai identifié deux épisodes marquants de ma vie où j'ai particulièrement souffert car j'étais en résistance totale avec ce qui se passait. Le premier épisode a eu lieu il y a 10 ans. Mon big chef m'avait vendu une situation professionnelle qui me mettait du baume au cœur. Aussi, j'ai vraiment mis tout mon cœur pour montrer que j'étais digne de sa confiance. Au final, un an après avoir tout donné, du jour au lendemain, il m'a annoncé que, finalement, la réorganisation n'allait pas se passer comme prévue et que je resterai à mon poste. Tu n'imagines pas à quel point j'ai été déçue, triste, en colère. Je suis passée par toutes les émotions possibles style tristesse§ lundi, remise en question mardi, colère mercredi, et lâcher-prise.... reporté à la semaine prochaine."😃. Parce que honnêtement, à cette époque-là, je n'étais pas du tout en capacité de penser au lâcher-prise. Je pense même que quelqu'un me l'aurait conseillé, je lui aurais gentiment expliqué où il pouvait se le mettre😃😃😃.

Le deuxième épisode est le moment où mon conjoint actuel est venu vivre chez moi cinq jours puis est reparti. Il a littéralement fui... Aujourd'hui, je sais qu'il a fait du mieux qu'il a pu avec les outils dont il disposait, son niveau de conscience et d'intelligence du moment. Nous vivons ensemble depuis 3,5 ans et tout va bien. Mais sur le moment, cette fuite a été particulièrement violente pour moi. Cela ne devait pas se passer comme ça.

"Si tu veux faire rire Dieu, parle-lui de tes plans".

Et j'ai exactement activé ce mode : "non mais attendez, c’est pas comme ça que ça devait se passer". A ton avis, qu'est-ce que ça a donné? J'ai oscillé entre incompréhension, frustration, colère, dégoût, rage... Je suis passée quasiment par toutes les basses fréquences de l'échelle de conscience de David Hawkins (sauf la honte et la culpabilité). Je ne voulais qu'une chose qu'il revienne car ça ne pouvait pas s'arrêter comme ça au bout de 2 ans. Résultat ? Fatigue. Tension. Résistance à l’état pur. Pas tant à la situation elle-même, mais à mon refus qu’elle soit ce qu’elle était.

J’ai compris beaucoup plus tard ce que Byron Katie voulait dire quand elle écrivait : « Quand je lutte contre la réalité, je perds – mais seulement 100 % du temps. » Ce n’est pas la rupture qui m’épuisait. C’était l’énergie que je mettais à vouloir qu’elle ne soit pas là, à la refuser. Comme si j’essayais de nager à contre-courant d’un fleuve en criant : “Non non non, on devait aller à gauche là, pas là !”. De fait, je n'ai pas profité de mes vacances pendant un moment. Mon fils me voyait régulièrement pleurer, être en colère...

Puis, j'ai commencé à faire un truc étrange : accueillir. C'est en partant seule me ressourcer au bord du lac du Bourget que j'ai pu accueillir vraiment ce qui m'arrivait (cf. mon post https://www.lestribulationsdenana.com/post/%C3%A9pisode-1-mon-premier-voyage-solo-en-mode-j-ose-mais-pas-trop). Je n'ai pas validé la situation mais j'ai admis que ça s'était passé et que je ne pouvais rien y changer. Et là… ce n’était pas encore la joie, mais au moins, c’était moins crevant.



Dans les deux cas, mes blessures de trahison et d'injustice ont été fortement actionnées ce qui a généré beaucoup de résistances, un refus de voir la situation telle qu'elle était réellement. Ce n’était pas du tout une période zen. Ni méditative. Ni inspirée. Juste moi, face à la réalité, et en train de hurler intérieurement : “Non mais sérieusement ?!”J’avais juste envie que les choses soient comme je voulais. Et franchement, ça m’a pompé une énergie folle.

C’est plus tard, quand j’ai arrêté de me battre dans les deux cas (par épuisement plus que par sagesse, soyons honnêtes), que j’ai commencé à voir autrement. C’était mon attachement à l’idée d'avoir le poste que je voulais et à l'idée de construire enfin une vie de couple avec mon chéri qui m'a fait souffrir. Fabrice Midal dirait peut-être que je devais me foutre la paix. Mais à ce moment-là, je préférais me faire la guerre.

Au final, ces deux moments ont en commun un état de tension parfois extrême en raison de ma seule incapacité à accueillir ce qui m'arrivait et à prendre du recul sur la situation. A l'époque, j'étais convaincue que ça devait se passer comme je l'avais décidé et c'était tout.

Je ne voyais pas que ce qui me fatiguait le plus, ce n’était pas la séparation, ni la déception professionnelle, mais mon besoin que la vie m’obéisse. Mon besoin de contrôle. Et ma volonté de redresser la réalité comme je redresse ma plante dont les branches partent dans tous les sens. Sauf que là, la plante, c’était un cactus. Et moi, je me suis entêtée à l’attraper à pleines mains😁.

Avec le recul (celui qui arrive toujours trop tard pour éviter les dégâts), je vois à quel point j’étais bloquée sur mes attentes. Comme si j’étais persuadée qu’en insistant assez fort, en résistant suffisamment longtemps, la situation finirait par céder. Spoiler : elle n’a pas cédé. C’est moi qui ai fini par lâcher… d’épuisement et parce que j'ai cette faculté de pouvoir descendre mais remonter très haut.

Ce lâcher-prise tardif m’a fait comprendre quelque chose : ce n’est pas la vie qui est injuste ou cruelle. C’est la façon de vouloir qu’elle suive à tout prix notre scénario qui nous épuise. À vouloir trop la forcer, on finit par perdre notre propre énergie. Et notre joie avec.

Alors que faire, me diras-tu? Et bien lâcher un peu la barre. Mais pas en mode "je m'en fous de tout". Non. Juste en mode, je n'ai pas de prise sur tout et c'est ok. Je m'incline.

Et au final, non seulement je l'ai mieux vécu mais, dans un cas, j'ai eu un autre poste très satisfaisant un peu plus tard et, dans le second cas, mon chéri est revenu vers moi deux mois après et depuis nous vivons ensemble. Ce n'était juste pas le bon moment ou autre chose m'attendait. Tout est toujours parfait dans la vie!

Aujourd'hui, je ne suis pas devenue une championne du lâcher-prise. Je reste une ex-control freak en convalescence. Mais j’essaie de faire des petits choix quotidiens : accepter que certaines choses m’échappent, écouter ce que la vie me dit au lieu de lui hurler ce que je voudrais qu'elle soit, et respirer quand mon mental veut reprendre les rennes. Et surtout, j’essaie de garder une dose d’humour, parce qu’honnêtement : c’est soit ça, soit le drame grec😁.

Vouloir trop fort, c’est comme serrer un objet fragile entre les mains : parfois, on le casse en essayant de le garder. Et à force de s’agripper à nos plans, on passe à côté de ce que la vie essaie peut-être, gentiment mais fermement, de nous proposer à la place. Alors oui, j’ai encore des envies, des directions, des rêves pour moi et pour les personnes qui m'entourent ou avec ces personnes. Mais j’essaie d'être plus légère dans tout ça et surtout, de me rappeler que parfois, ce qui use, ce n’est pas la vie... c’est notre façon de vouloir qu’elle soit différente.

Je n'ai pas trouvé la recette du lâcher-prise idéal (sinon je te l'aurais partagée volontiers 😉). Mais je sais que moins je m'acharne, plus je respire.

Parce qu'au fond, ce n'est pas tant lâcher-prise... que lâcher le plan.


ENJOY YOUR LIFE (elle est déjà pleine de surprises même si certaines nous font râler😉)


Avec tout mon amour,

Nana



POUR ALLER PLUS LOIN

LIVRES

"Aimer ce qui est" de Byron Katie

"Foutez-vous la paix" de Fabrice Midal

"Le pouvoir de l'acceptation" de Lise Bourbeau

"Tout est toujours parfait" de François Lemay


VIDEO :

Si tu veux faire rire Dieu, parle-lui de tes plans de François Lemay : https://www.youtube.com/watch?v=wqMluxzc6tM


AUDIO :

Podcast de Chloé Bloom "s'incliner face à la vie" : https://podcast.chloebloom.com/episodes/s-incliner-face-a-la-vie


 
 
 

Comments


Post: Blog2_Post

Formulaire d'abonnement

Merci pour votre envoi !

  • Facebook
  • Twitter
  • LinkedIn

© 2024 par Mon site. Créé avec Wix.com

bottom of page